Méoweb Contactez-nous Outils Méoweb
← Toutes les actualités
Conseils pratiques · 5 min de lecture

Fin de la 2G : alarme, terminal de paiement, téléassistance… vérifiez vos appareils avant qu’ils ne s’arrêtent

Votre téléphone fonctionne, votre alarme semble en veille, votre terminal de paiement accepte les cartes… jusqu’au jour où le réseau qu’ils utilisent disparaît. SFR éteint son réseau 2G le 15 novembre 2026 et Bouygues Telecom le coupe progressivement du 1er au 15 décembre dans la plupart des communes de métropole. En Seine-et-Marne, Orange a déjà arrêté sa 2G le 6 octobre. Son réseau sert aussi aux abonnés Free Mobile, qui n’ont pas de 2G propre. Seules les zones blanches réglementaires restent couvertes jusqu’à une coupure prévue entre le 1er et le 15 décembre. D’après l’Arcep, 1,7 million de cartes SIM fonctionnaient encore fin juin 2026 dans des appareils compatibles uniquement avec la 2G. Ces calendriers ont déjà été modifiés : confirmez la date qui vous concerne sur le site de l’Arcep ou auprès de votre opérateur.

1.Les équipements à passer en revue

La 2G ne sert pas qu’aux vieux téléphones. Beaucoup de boîtiers contiennent une petite carte SIM qui transmet une alerte ou une donnée, souvent sans que personne n’y pense. Chez un particulier comme dans une TPE, faites le tour des appareils suivants : l’alarme et son transmetteur de télésurveillance, le terminal de paiement mobile, la téléalarme d’ascenseur, l’interphone ou le visiophone connecté, le traceur GPS d’un véhicule, le boîtier de téléassistance d’un proche et les téléphones mobiles anciens ou très simples. Les sources citent aussi le pilotage à distance du chauffage, la gestion de l’eau et certains dispositifs médicaux. Le danger vient de ce que la panne passe inaperçue. Selon la Banque des Territoires, un ascenseur dont l’alarme 2G n’a pas été remplacée ne révélera le problème qu’au moment où une personne bloquée appuiera sur le bouton. De même, une alarme peut continuer à sonner sur place sans plus prévenir ni le télésurveilleur ni votre téléphone.

2.Vérifier un téléphone en deux minutes

Regardez la barre d’état en haut de l’écran. Si elle n’affiche jamais que « 2G », « E », « EDGE » ou « GSM », l’appareil ne sait probablement pas utiliser un réseau plus récent. « 3G », « H » ou « H+ » signalent la 3G, qui fonctionnera encore quelques années. « 4G » ou « 5G » indiquent que vous n’êtes pas concerné. Attention toutefois : un téléphone récent peut afficher « E » là où seule la 2G passe. Faites donc le test dans un endroit bien couvert ou consultez la fiche technique du modèle. Si la fiche annonce la 4G mais que l’icône ne l’affiche jamais, vérifiez qu’elle est activée dans les réglages. Si c’est le cas, soupçonnez la carte SIM : une carte très ancienne peut bloquer un appareil pourtant compatible. Demandez alors une carte SIM 4G ou 5G en boutique ou dans votre espace client, en vous renseignant d’abord sur son prix. Votre numéro ne change pas. Pensez enfin aux appels en 4G (VoLTE). Sans eux, le téléphone repasse en 3G pendant les communications, ce qui ne sera plus possible après l’arrêt de la 3G, prévu fin 2028 chez SFR.

3.Interroger le fournisseur de chaque boîtier

Pour une alarme, un terminal de paiement ou une téléassistance, l’écran ne vous apprendra rien. Contactez la société qui a fourni ou installé l’appareil, car sa carte SIM ne passe pas forcément par le même opérateur que votre téléphone. Posez une question précise, de préférence par écrit : le boîtier communique-t-il en 2G, en 3G, en 4G, par la box internet ou par la ligne fixe, et sur quel réseau ? Si la réponse est 2G, demandez un module 4G ou un raccordement à la box. Une alarme reliée à la box n’est pas concernée par l’extinction. Le repli sur la ligne fixe en cuivre, lui, ne fait que repousser le problème : Orange prévoit sa fermeture technique d’ici 2030. Une fois le changement effectué, demandez un test de transmission. En copropriété, interrogez le syndic sur la téléalarme de l’ascenseur. Côté entreprises, Bouygues Telecom dispose d’une cellule dédiée et Orange d’une cellule nationale avec des interlocuteurs régionaux, tandis que SFR renvoie vers son service client. Les dysfonctionnements peuvent être signalés sur la plateforme « J’alerte l’Arcep ». Si votre alarme passe désormais par la box, pensez aussi à son alimentation électrique : l’onduleur protège vos box et serveurs des coupures.

4.Abonnement conservé, mais assurance à relire

Changer de téléphone ou de carte SIM ne remet pas en cause votre forfait mobile, qui reste valable. Seuls l’appareil ou la carte 2G doivent être remplacés. Pour les boîtiers, le contrat de télésurveillance ou de téléassistance est distinct : faites préciser au prestataire les conditions de la mise à niveau. Reste la question de l’assurance. Tous les contrats n’exigent pas une alarme. En revanche, si le vôtre en fait une condition de la garantie vol, un transmetteur devenu muet peut compromettre l’indemnisation. Selon l’analyse de Selectra, le contrat peut prévoir une réduction de l’indemnité, la perte de tout droit à indemnité ou aucune conséquence. Aucune décision de justice connue ne porte encore sur une alarme rendue muette par la fin de la 2G. Relisez les conditions particulières, aux rubriques « moyens de protection » ou « garantie vol », et gardez l’attestation écrite de l’installateur après la mise à niveau. Faites ces vérifications avant le 15 novembre pour SFR et avant le 1er décembre pour Bouygues Telecom : vos appareils continueront alors de veiller sur vous.

Pierre Rodrigues
À propos de l’auteur
Pierre Rodrigues
Fondateur de Méoweb, plus de 25 ans d’expérience en assistance informatique. Il accompagne particuliers et professionnels : conseil, dépannage, sécurité et sauvegarde.
Découvrir mon parcours →
Sur le même thème